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Boitier 3D striker: Visualisez la 3D sur un Ecran 2D !

3dstrikerLe CES ( Consumer Electronic show) qui s’est tenu début janvier à Las Vegas, a présenté « 3D striker », un boitier qui permet de regarder vos vidéos 3D, sur une TV 2D !

On le sait, et tous les geek, et technophiles le savent, le CES (Consumer Electronic Show) c’est le temple sacré des nouvelles technologies, le septième ciel en matière d’innovation, le rendez-vous incontournable, si l’on souhaite être les premiers à découvrir ce qui se fera de mieux sur la planète High Tech en 2013 !

Bref, le CES, c’est quelques jours de bonheur futuriste, qui ne lésine pas sur les moyens pour en mettre plein la vue, et voir l’avenir en grand. Cette année , une fois de plus, le salon a présenté ses nouvelles pépites, des TV Ultra HD, ou OLED, PC, smartphones et tablettes, nouvelle génération. Une grande variété de nouveaux produits très  alléchants, et bizarrement la 3D, n’a pas été la star du salon, l’argument du relief, n’ayant pas été retenu par les constructeurs. Car aujourd’hui, les regards étaient tournés vers la 4K !

Revenons au « 3D striker », un boitier qui devrait réconcilier les consommateurs, frileux à l’idée de changer tout leur matériel, pour pouvoir profiter de la 3D. Car c’est l’argument majeur de « 3D striker », c’est de permettre de visionner des contenus 3D, sur un téléviseur 2D . Une très bonne nouvelle en somme, mais concrètement, comment ça marche ?

Afin de fonctionner comme il se doit, le boitier se synchronise avec une paire de lunettes 3D d’un nouveau genre,  qui se présente comme un hybride entre l’anaglyphe et la 3D active. Le  « 3D striker » permet un mélange savant des deux technologies, tout en essayant de palier à ce qui leur fait défaut. Ainsi, les lunettes 3D stéréoscopiques sont dotées de filtres actifs, alternant le vert et le magenta en synchronisation avec les images diffusées à l’écran. Ce passage du vert au magenta se fait à 60 hz, au lieu des 120 hz habituels. Afin d’éviter la sensation désagréable du scintillement provoqué par les lunettes actives ,  « 3D striker », n’affecte que la couleur et pas la luminosité ,  les verres ne s’obscurcissent pas, rendant imperceptible l’effet de scintillement. Vous pourrez profitez d’une 3D confortable, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas. « 3D striker » permet de visionner toutes sortes de sources stéréoscopiques, (chaine 3D,  Blu-ray 3D ps3) que l’on pourra connecter à une entrée HDMI 1.4 et seront restituées à l’écran par le biais de la sortie HDMI 1.3 compatible avec les écrans 2D.

Attention les lunettes 3D sont propriétaires, il  vous faudra impérativement posséder les lunettes 3D Striker ($74.99).

lunettes3dstrikerLa démonstration du produit ayant été plébiscitée lors du CES, « le 3D striker » devrait faire l’objet d’un lancement publicitaire de taille dès le mois de février. Nul doute que le produit devrait faire fureur auprès des consommateurs, bien décider à ne pas investir dans du matériel 3D, trop coûteux !

Sortie prévue Juillet-Aout 2013

L’Holographie : une solution pour une 3D sans désagrément

A l’heure où les téléviseurs 3D, vidéo projecteurs 3D, Blu-ray et jeux vidéo en tout genre, procurent  une bien belle expérience visuelle , le syndrome des maux de tête ou des légers picotements aux yeux peut parfois poser problème lors de séances prolongées, notamment chez certains individus. Mais une solution existe…

Actuellement, nous entendons beaucoup parler de LED , de technologie OLED 2K4K, sans oublier la technologie QD. La prochaine étape, qui s’inscrit dans un futur relativement proche, réside dans l’holographie. Et non, cette nouvelle technologie n’est pas science-fictionnelle, et n’existe pas seulement dans « Star Wars ».

Si certaines personnes souffrent aujourd’hui de certains  syndromes comme les maux de tête liés à la 3D, la solution réside dans l’adoption d’une technologie réellement capable de faire disparaître ces gênes : l’holographie 3D. Le cabinet de recherche européen IMEC est  actuellement en train de travailler sur la conception d’un écran ayant la capacité de dynamiser un hologramme, puisque les dispositifs actuels ne sont capables de générer que des hologrammes statiques.

L’IMCE travaille sur une technologie basée sur des pixels équipés de microsystèmes électromécaniques réfléchissants (MEMS), chacun incluant une image capable de se déplacer en haut et en bas comme des pistons. Grâce à la réflexion de la lumière et à la proximité de chaque pixel, une fois le laser pointé sur la puce MEMS, la magie opère : une image holographique 3D née sous nos yeux. Les ressorts électromécaniques des pixels jouent ensuite leurs rôles, en alternant les directions et en ajustant les images, pour offrir un hologramme 3D dynamique.

Récemment, on a pu assister à un duo étonnant entre Snoop Dogg, et Tupac Shakur en hologramme.

Malgré tout, la recréation de l’artiste n’était pas un hologramme au sens strict du terme (une projection en 3D «flottant» dans l’air). Son créateur, AV Concepts, parle «d’illusion holographique»

Comment ça marche? Un projecteur vertical envoie l’image sur un écran au sol (en 2D, donc), qui la réfléchit sur une structure drapée 3D transparente inclinée à 45°, ce qui donne l’illusion du volume pour les spectateurs. Malgré quelques bugs, comme un «moonwalking» involontaire, le rendu sur place était bluffant, avec une illusion de gravité particulièrement réussie (la chaîne en or qui bouge autour du cou, notamment). Surtout, la performance transpirait l’authenticité avec des légendes du hip-hop «West Coast» réunis sur scène.

Le saut de Felix Baumgartner en 3D !

Le saut vertigineux de Felix Baumgartner a été reconstitué en animation 3D par le studio taïwanais « Next Media Animation ». Une vision très caricaturale de cet étonnant record !

Felix Baumgartner est entré dans l’histoire et dans le cœur des internautes qui n’ont pas manqué de détourner à coups de vidéos, gifs et autres photomontages l’exploit de l’Autrichien volant.

Si vous êtes muni de lunettes 3D, c’est le moment de les chausser afin de revivre la même séquence, avec une apparition de Superman en prime…

Le saut en 3d

Sortie de « Le crime était presque parfait » en Blu Ray 3D

Certaines œuvres du septième art sont comme touchées par la grâce, c’est le cas de le dire avec « Le Crime était presque parfait », de Alfred Hitchcock, qui nous revient en Blu-ray 3D. Il est étonnant de voir les classiques du cinéma exploités sous un tel format, et bien dans le cas du film de Alfred Hitchcock, sa sortie en Blu-ray 3D, n’est pas si surprenante lorsque l’on sait que le film fût à l’origine tourné en 3D stéréoscopique.

Et oui, la postérité n’a guère retenu cette anecdote, et pourtant, dès 1954, Alfred Hitchcock, testait la technique de la stéréoscopie, afin de multiplier les effets de suspense et plonger le spectateur au cœur de l’intrigue. Il faut dire que les intrigues développées par Hitchcock, se prêtent bien à l’exercice. Dommage, qu’il n’ait pas utilisé le même procédé pour « La mort aux trousses, notamment pour la mythique scène de l’attaque de l’avion.

Dans la réalisation en 3D du « Crime était presque parfait » Alfred Hitchcock use d’effets  de jaillissement qui sont restés célèbres : le gros plan de Tony (Ray Milland) tournant le cadran du téléphone, la main de Margot (Grace Kelly) cherchant à attraper une paire de ciseaux qu’elle finit par planter dans le dos de son meurtrier, la clé tendue par l’inspecteur (John Williams) à la toute fin du film.

Mais de manière constante dans le film, la 3D permet de jouer avec la profondeur de champ, de mettre en avant plusieurs objets du quotidien au premier plan, et d’avoir l’impression d’être physiquement présent dans les décors intérieurs, lieux principaux de l’action.

Mais, « Le crime était presque parfait n’est pas le seul film de l’époque à avoir expérimenté les techniques de la 3D. Les années 50, sont considérées comme le premier âge d’or du relief. Le principe de l’image polarisée permet la grande vogue des films 3D pendant les années 50 :

- « L’homme au masque de cire » d’André de Toth, avec Vincent Price. Classique du cinéma d’épouvante, le film marque les premiers pas de la Warner dans l’univers du cinéma en relief. Le succès du film entraîne la réalisation d’autres films en 3D, fantastiques ou westerns.

- « Le Météore de la nuit » (1953) d’après un scénario de Ray Bradbury, classique du cinéma de science-fiction, réalisé par Jack Arnold.

Il ne serait pas surprenant de voir l’édition de tous ces classiques en Blu-ray 3D. Martin Scorsese lui-même, a encouragé les  studios à proposer la sortie de ces films en Blu-ray 3D. En effet, le réalisateur est devenu un inconditionnel de la 3D, allant jusqu’à déclarer, qu’il ne réaliserait plus qu’en relief !

Toujours est –il que « Le crime était presque parfait » ouvre le bal, et cette version Blu-ray 3D, promet de belles surprises, comme une rénovation des négatifs orignaux, avec un scan 4K, et un réajustement de la 3D. Par ailleurs, un historique de la stéréoscopie sera proposé dans les bonus. Le coffret sortira le 9 octobre aux USA et le 7 novembre en France.

Première projection laser au monde d’un film complet !

Christie® a illuminé le cinéma sur le grand écran du salon IBC au RAI d’Amsterdam, offrant des niveaux d’éclairage 2D sans précédent pour du contenu 3D, répondant ainsi à l’un des problèmes les plus urgents du secteur du cinéma – la projection non satisfaisante de contenu 3D avec de faibles niveaux d’éclairage. L’événement sera également la première apparition publique du premier prototype de projecteur laser de Christie.

« Christie croit fermement que la meilleure 3D est celle qui est la plus lumineuse et nous devons aider les exposants en proposant des solutions pouvant projeter sur leurs écrans des expériences 3D immersives irrésistibles », a déclaré le Dr Don Shaw, directeur principal de la gestion de produits chez Christie Entertainment Solutions. « Le public mérite de voir la 3D la plus lumineuse sur les écrans de cinéma. Notre démonstration d’aujourd’hui montrera à quel point peut être spectaculaire la vision d’un cinéaste lorsqu’elle est projetée avec les niveaux d’éclairage les plus élevés, rendant l’expérience partagée encore plus immersive et conduisant au final à des ventes plus importantes de tickets de cinéma ».

Le Dr Shaw a ajouté que « certains spectateurs venus voir des films en 3D repartent durant la séance en se plaignant de maux de tête et d’irritations des yeux. Tout comme la lecture d’un livre avec un faible éclairage, une faible luminosité sur un écran de cinéma est l’une des raisons de ces doléances. Tout comme l’arrivée des films à fréquence d’images élevée ‘agréables à l’œil’, offrir davantage de lumière aidera à résoudre ces problèmes ».

Le Dr Shaw évoquera en détail le problème de la faible luminosité lors d’un bref discours, et les stéréographes réputés Demetri Portelli (« Hugo ») et Corey Turner (« Transformers: Dark of the Moon ») présenteront des clips de leurs films et parleront des défis inhérents à la réalisation de films en 3D, sachant très bien qu’ils seront présentés au public avec des niveaux d’éclairage inférieurs.

Corey Turner, vice-président de la postproduction chez Paramount, a ajouté que « Les technologies de ce type ne feront qu’accroître l’attrait des cinéastes pour la 3D. Elles permettront aussi finalement au public de voir l’ensemble des superbes détails que le directeur et de nombreux membres de son équipe intègrent dans chaque prise de vue. Les spectateurs n’auront plus à se poser la question « …est-ce vraiment en 3D ? » car ils pourront voir et détecter l’ensemble des subtilités prévues dans la présentation ».

Suite à la présentation du Dr Shaw, de M. Portelli et de M. Turner le film « Hugo 3D » de Martin Scorsese,  constitue la première projection laser d’un film complet en 3D.

Commentant le projecteur laser , le Dr Shaw a déclaré : « Il existe une demi-douzaine de décisions pour des voies différentes qui doivent être prises lors de la conception d’un système de projection laser. …Notre gamme finale de projecteurs laser, lorsqu’elle sera annoncée, s’inscrira dans la continuité de cette tendance de produits innovants et hautement performants qui répondront aux besoins spécifiques de nos clients dans le cinéma, l’audiovisuel professionnel et les domaines de la visualisation et de la simulation avancées ».

La plus grande salle de cinéma 3D au monde, par Sony

Le 14 mai 2012, lors de l’avant-première de Men in Black 3, Sony Picture a temporairement installé au cœur de la salle omnisports de l’O2 World à Berlin, la plus grande salle de cinéma 3D numérique jamais conçue.

Ce sont en fait quatre projecteurs SRX-R320 4K Sony qui diffusaient en 3D le dernier film de Barry Sonnenfeld sur un écran de 25,9 x 14 mètres devant les yeux de 6819 spectateurs parmi lesquelles figuraient Will Smith, Josh Brolin et Nicole Scherzinger.

Un fait qui sera bien entendu retranscrit dans le Guinness Book.

IMAX 3D : Les plus grands écrans au monde !

Bonjour à tous,

Pour ce nouvel article, je vais vous parler de l’IMAX et plus particulièrement de l’IMAX 3D.

IMAX, est l’abréviation de l’anglais Image Maximum, c’est un format de pellicule créé par l’IMAX Corporation, au Canada, qui a la capacité d’exposer des images d’une plus grande taille et d’une meilleure résolution que les pellicules conventionnelles.

Un écran standard IMAX mesure 22 mètres de long et 16 mètres de haut, le plus grand se trouvant à Sydney avec 35,73 sur 29,42 mètres. En 2008, IMAX était le système le plus large utilisé pour la projection de films.

L’IMAX se décline en IMAX DOME (appelé initialement OMNIMAX), prévu pour la projection sur des écrans inclinés, et en relief, grâce à l’IMAX 3D.

L’IMAX DIGITAL 3D, est sorti au milieu de l’année 2008, il supprime les bobines volumineuses et coûteuses et facilite largement la distribution des films.

La projection s’effectue à partir d’un film numérique sous forme de fichiers DCP masterisé IMAX 3D numérique, joué par un lecteur Digital cinema compatible relié à un couple de projecteurs numériques IMAX. Actuellement les salles françaises sont équipées de projecteurs Dual 2K  (2 projecteurs numériques de résolution 2K ).

Le film est contenu sur un DCP (disque dur numérique).

L’IMAX ARGENTIQUE 3D,utilisé auparavant utilise la même technologie, que l’IMAX NUMERIQUE 3D, sauf que le disque dur est remplacé par des bobines.

En France, les salles IMAX Digital 3D commencent à se déployer. La première salle à avoir été équipée est celle du Gaumont Disney Village dont le projecteur IMAX Argentique a été remplacé par deux projecteurs IMAX Digital 3D. Les projecteurs utilisés sont des 2K modifiés.

À terme, ils devraient être mis à jour avec des matrices numériques 4K de Kodak (résolution de 4 096×2 160 pixels) :

RealD 3D : Mais qu’est ce donc ?

Bonjour à tous,

Je vais aujourd’hui vous parler, de la RealD 3D,  vous vous êtes certainement déjà demandés ce qu’était cette appellation, que l’on retrouve régulièrement sur les affiches de cinéma !

Les lunettes RealD 3D du cinéma utilisent un système de lumière circulaire polarisé pour la 3D, et les images sont diffusées sur un écran de cinéma spécial. En effet, le système Real D 3D n’est efficace qu’avec un écran argenté ou « silver screen » (écrans spéciaux recouverts d’une peinture contenant des particules de métal). En effet, lorsque l’image projetée est réfléchie par l’écran, il faut impérativement que la lumière garde le sens de polarisation. Or, cela n’est pas possible avec un écran traditionnel.

Le système polarisé permet de séparer les informations destinées à l’oeil gauche et à l’oeil droit en bloquant ou en laissant passer la lumière. Il s’appelle plus communément un système de 3D passive.

Jusqu’à présent, la technologie polarisée était surtout employée par le format IMAX 70 MM avec deux bobines (oeil gauche, oeil droit), deux couloirs de projection et deux objectifs distincts. La grande nouveauté avec le d-cinéma réside dans la capacité du système à réaliser une projection stéréoscopique à partir d’une seule source où les deux images sont combinées.

Devant l’objectif du projecteur numérique est monté le boitier Real D. Celui ci est fixé sur un système de rail de sorte que le projectionniste puisse le rétracter facilement pour les séances 2 D.

Pour que le système fonctionne, il faut que les spectateurs soient munis de lunettes. Celles-ci sont équipées de filtres polarisés qui sont inversés par rapport à ceux placés au niveau projecteur de sorte que chaque œil reçoit l’image qui lui est destinée.

La RealD 3D va permettre à la 3D de prendre un virage populaire, car le procédé est moins coûteux et les lunettes ne sont pas récupérées par le cinéma.

« Back to the 80′s » : Captain Eo

Bonjour à tous !

Pour ce nouvel article, nous faisons un bon dans les années 80 (très à la mode en ce moment !), pour vous parler du film qui m’a rendu fan de Michael Jackson, et par la même occasion de la technologie 3D !

Captain Eo est une attraction des parcs Disney, elle a débuté en 1986 à EPCOT, en Floride, et a été reproduite dans trois autres parcs.  Devant l’engouement des fans pour son retour, après le décès de la star, elle a été récemment réintégrée, dans les parcs Disney, notamment à Disneyland Paris (fermeture temporaire ?) ainsi qu’en Floride et au Japon.

Le film raconte l’histoire du capitaine EO (Michael Jackson) et l’équipage de son vaisseau spatial en mission pour offrir un cadeau à une méchante reine extraterrestre appelée Supreme Leader (Anjelica Huston). Il fut dirigé par Francis Ford Coppola et produit par George Lucas, par l’intermédiaire des studios ILM (Industrial Light & Magic). La musique a été écrite par James Horner (Titanic) et comprend deux chansons de Michael Jackson, (We Are Here To Change The World et Another Part Of Me).

Le film dure 17 minutes et son coût fut estimé entre 17 et 30 millions de $, une somme jamais vue auparavant pour l’époque.
Selon Disney, les 17 minutes du film auraient coûté la modique somme de 17 millions de dollars. Officieusement, certains estiment le film à une somme pouvant aller jusqu’à 30 millions de dollars.

Parlons de la 3D maintenant, même si l’on peu considérer ce film, comme « 4D », en effet la salle montée sur vérins, est capable de réagir à des moments clés de l’action. Rajoutant des souffleries, quelques diffuseurs d’odeurs et d’autres effets visuels notamment des lasers dans la salle même, la simple projection devient bien plus qu’une simple expérience en 3D.

Selon le producteur du film, la technique en trois dimensions a été utilisée afin d’abolir les frontières qu’impose l’écran. Les 695 spectateurs de la salle parisienne pouvaient ainsi vivre plus intensément l’aventure et l’illusion. La technologie tri-dimensionnelle utilisée pour le film constituait alors l’intérêt principal du film. Dès le début, la projection du film était accompagnée de tirs de ballons, d’anneaux et autres projectiles en direction des spectateurs. Les sons, les lumières et les effets de fumée qui fusaient dans la salle accompagnaient l’action à l’écran pour ajouter au réalisme et à l’intensité du film, projeté sur un écran géant de 18 x 8 mètres. Bien que le film ne dure que 17 minutes, il a exigé, par sa complexité, autant de temps que pour un long métrage

En effet Captain EO bénéficiait de 60 ans d’essais de divertissements cinématographiques en trois dimensions dans l’industrie cinématographique. En collaboration avec Walt Disney Imagineering, les laboratoires de recherche Eastman Kodak Company de Rochester ont mené d’importantes recherches qui ont abouti à la mise au point de pellicules, de caméras et de matériels différents de tout ce qui existait alors.

Parlons technique, on sait désormais qu’une caméra IMAX 3D fut utilisée. Il s’agirait d’un prototype, conçu par Kodak et Disney, possédant un double foyer, ainsi donc d’un double magasin où seraient stockées les deux bobines 65mm. Après quelques recherches, la seule caméra des années 80 présentant un système IMAX 3D se trouve être celle présenté par la fiche ci-dessus. On constate qu’il s’agit d’un appareil relativement lourd et donc limité en termes de mouvements. Comme beaucoup d’autres éléments sur Captain Eo, on ne saurait dire si le film fut entièrement réalisé en IMAX 3D. Les moyens techniques mis en œuvre pour la réalisation du film relèvent d’une première dans l’histoire du cinéma, tant en termes de coût qu’en termes techniques. Car, tandis que le tournage battait son plein, les parcs Disney s’équipaient progressivement d’une salle, baptisé Magic Eye Theater, pour accueillir la future attraction, et uniquement destinée à Captain Eo.

Lorsque le film fut terminé, tourné et monté, les premières projections n’étaient pas aussi impressionnantes qu’elles auraient dû l’être. Rusty Lemorande et Michael Jackson reprirent le film et le remontèrent pour le rendre plus attractif. George Lucas, déjà fort occupé sur son projet de Star Tour, donna le produit fini à l’ILM pour qu’il perfectionne les effets visuels.

Le temps a cependant fait son ouvrage, et avec lui, les modes changèrent. Au fil du temps les effets spéciaux furent dépassés. Le film commençait à se faire vieux. Le destin de l’attraction fut scellé en 1994 lors de sa fermeture à EPCOT. Telle une mécanique, l’engrenage se mit en route.  En 1996 ce fut au tour de Tokyo de dire adieu  à Hooter suivi de la Californie en 1997. Le dernier voyage spatial mondial de Captain EO fut effectué le 17 août 1998 à Disneyland Paris.

Aujourd’hui, deux ans après sa réouverture, la direction des parcs annonce la nouvelle fermeture de Captain Eo suite à une trop faible fréquentation. En France, l’attraction est actuellement fermée, on ne sait pas encore quelle sera la décision de Disney sur son avenir ! Pour ma part, si je trouve qu’elle a vieillie, elle reste une référence sur les prémices de la technologie 3D, en utilisant une caméra IMAX3D, unique en son genre.

Vers une technologie alternative à la 3D passive dans les salles de cinéma ?

Si des films tels qu’Avatar ont permis d’accélérer la numérisation des salles françaises,  il est désormais reconnu que les projections numériques 3D souffrent de sévères limitations. C’est d’ailleurs un problème technique avéré  : vous l’aurez remarqué les projections 3D sont bien moins lumineuses qu’en 2D. J’ai surtout remarqué cela, dernièrement en revoyant le film Titanic, on peut dire que la version 3D apparait beaucoup plus terne que la 2D, on perd énormément en vivacité des couleurs.

Mais le problème ne se limite pas qu’à la 3D. Depuis Avatar et le succès engendré par les films en 3D relief, de nombreux exploitants ont équipé leur salles de système de projection numérique 3D passive avec écrans métallisés. Et ces salles sont malheureusement exploitées à la fois pour projeter des films en 3D et en 2D. Tout cela alors même que ces toiles n’ont jamais été conçues pour la 2D classique !

C’est en partie pour répondre à ces nouvelles problématiques qu’un accord a été conclu avec les acteurs de la filière pour améliorer la qualité de projection des salles de cinéma en France. Cet accord vise à appliquer d’ici 5 ans des normes plus élevées en termes de qualité de projection, notamment en termes de luminosité, dans les salles de cinéma française.

Bien que les tenants et aboutissants de cet accord restent relativement flous, cette décision pourrait sonner la fin des écrans métallisés en France. En tout cas, cette manœuvre devrait pousser à termes les exploitants à adopter de nouvelles technologies de projection plus performantes : les systèmes de projection numérique à source lumineuse laser commençant à se profiler… Cette technologie laser est déjà utilisée pour des fins publicitaires. Elle permet d’avoir une luminosité très importante lors de projections.

Un groupe de suivi, qui réunira notamment la Commission supérieure technique de l’image et du son et les exploitants de salles, sera forgé prochainement pour trouver les solutions technologiques les plus adaptées pour atteindre ces nouvelles normes…